Gaïjin
Une série photographique d’Anthony Olat
À Osaka, je marchais seul la nuit. Les rues vibraient d’une lumière froide, les néons découpaient les visages, et le silence — même au milieu du mouvement — avait quelque chose d’apaisant.
J’étais fasciné par ce monde si différent. Leur retenue, leur respect, leur façon d’exister sans déranger. Mais j’étais un gaïjin — un étranger. Et cette distance, je l’ai ressentie à chaque instant.
Pendant un mois, j’ai observé sans m’imposer. Toujours la nuit, parce que c’est là que le Japon me semblait le plus vrai, le plus fragile, le plus esthétique.
Gaïjin est le regard d’un étranger qui s’efface pour mieux voir. Un hommage silencieux à un pays que j’ai idéalisé, et que j’ai appris à aimer autrement : à distance, mais profondément.
— Anthony Olat